L'énergie-bois

Les émissions dans l'atmosphère

L’utilisation de combustible fossile provoque un accroissement de la concentration du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, qui peut conduire à des changements climatiques rendant la diminution de la consommation bien avant l’épuisement des réserves de combustibles fossiles.

La combustion du bois garantit des rejets dans l’atmosphère avec moins de polluants que la plupart des combustibles fossiles.

Lors de la combustion du bois, on distingue deux types de pollutions produites : les émissions polluantes globalement au niveau planétaire (gaz à effet de serre) et les émissions polluantes au niveau locale (poussières).

Le bois-énergie produit peu de gaz à effet de serre (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, ozone, HCFC, ...)et il ne contribue pas à l’effet de serre. La quantité de CO2 dégagée lors de la combustion du bois est comparable à celle produite naturellement lors de sa décomposition, cette quantité de CO2 correspond à celle qui a été extraite de l’air pour la photosynthèse au cours de la croissance de l’arbre. Un équilibre est de la sorte obtenu. Le bilan théorique sur le CO2 produit est donc neutre (Cf. Schéma 4).

La combustion du bois émet peu de souffre (SO2) par rapport aux énergies fossiles comme le fuel et le charbon, elle en émet toutefois plus que le gaz naturel. (Cf. Tableau 1)

Les appareils modernes de chauffage au bois permettent une combustion complète avec de faibles émissions de polluants grâce à une température de combustion élevée, un temps de séjour élevé dans la zone chaude, un bon mélange entre les gaz combustibles produits lors de la pyrolyse et l’air comburant, un excès d’air faible.

Les poussières ont un impact localement sur l’environnement, mais depuis quelques années des progrès techniques ont été fait pour améliorer la combustion et traiter les fumées au niveau de l’habitat individuel et collectif (traitement des fumées avec séparateur cyclonique, séparateur à manche ou électro-filtre, combustion étagée, …).

Tableau 1  : Emissions de CO, NO2 et SO2 lors de production de chaleur en kg/TJ (ou mg/MJ)

[source BLT Autriche]
SO2 : Dioxyde de souffre, NOx :Oxydes d’azote, CxHy : composés organiques volatiles, CO : Monoxyde de carbone, CO2 : Dioxyde de carbone.

 

SO2

NOx

CxHy

CO

CO2

Poussières

Chaudière Fioul

140

40

10

50

78000

5

Chaudière Gaz Naturel

0

40

5

50

52000

0

Chaudière Charbon

340

70

10

4500

104000

60

Chaudière à bois bûches traditionnelle

10

50

1000

6000

0

70

Chaudière à bois bûche moderne

10

42

9

366

0

14

Chaudière à bois déchiqueté

10

45

2

16

0

4



















 


Les cendres

Les cendres sont les résidus incombustibles solides constituées de matières minérales composées principalement de chaux, de potasse, d’acide phosphorique, de silice et de magnésie. La quantité des cendres est variable suivant l’essence et la qualité de la combustion. Ces résidus nécessitent un décentrage régulier quotidien, hebdomadaire ou mensuel selon le type de combustible, la taille de l’installation et la technologie de combustion employée.


Un impact positif sur l'environnement forestier

L’utilisation du bois-énergie contribue à l’entretien de la forêt et du paysage. La valorisation énergétique des déchets forestiers permet d’améliorer l’état sanitaire des forêts.

En collectant les rémanents, la valorisation énergétique des déchets forestiers évite le développement et la propagation des parasites et des maladies.

La valorisation énergétique des déchets forestiers facilite les replantations et encourage les travaux sylvicoles tels que le dépressage ou les éclaircies.

Elle permet également l’entretien du paysage et la diversification des activités des opérateurs ruraux. Cet encouragement a  des travaux sylvicoles contribue à l'amélioration la qualité des bois d’avenir et donc à l'enrichissement du capital forestier.
L’utilisation du bois-énergie permet également de valoriser les sous-produits et déchets de la filière « bois » en combustible. Les entreprises du bois produisent, lors de la transformation du bois, une part importante de sous-produits et de déchets utilisables comme combustible.


Le bois, un combustible renouvelable
Le bois est une source d’énergie locale,  naturelle et  renouvelable par photosynthèse. Le combustible bois est consommé par tous sur la planète et peut être considéré comme inépuisable. Sa consommation raisonnée n’entame pas le patrimoine des générations futures et permet d’économiser les énergies fossiles dont les stocks sont limités (pétrole, gaz, charbon, uranium).. La durée de reconstitution du bois est de loin la plus rapide en comparaison avec les autres énergies fossiles. Dans de nombreuses régions, les approvisionnements en bois-énergie se sont structurés comme l’on fait pendant des dizaines d'années les secteurs du pétrole, du gaz ou de l’électricité.

Comparaison des temps de reconstitution pour le bois, le charbon et le pétrole
[source EUROFOR]
 

Energie

Durée de reconstitution

Bois

De 15 à 200 ans

Charbon

De 250 à 300 millions d’années

Pétrole

De 100 à 450 millions d’années

L’abondance et la répartition des énergies fossiles est très inégales au niveau mondiale : les réserves charbonnières sont estimées à environ 5 siècles de consommation. Les réserves pétrolières sont estimées à environ 50 ans sur la base des ressources traditionnelles dont 2/3 sont concentrées autour du golfe persique. Les réserves gazières sont estimées à un siècle de consommation, principalement concentrées entre l’Asie centrale, l’ex-URSS et les pays riverains du golfe persique. [source : INESTENE]

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'ITEBE